Créationnisme et dessein intelligent


La science est un tout. Au travers de ses différentes spécialités règne un seul et même esprit : celui de comprendre le monde qui nous entoure, par l’expérience et le raisonnement, en dehors des dogmes ou arguments d’autorité.

C’est cette même démarche intellectuelle qui est à l’œuvre, que l’on recherche les origines des organismes vivants (l’évolution biologique), les origines de l’Univers (la cosmologie) ou les particules ultimes qui constituent toute la matière des deux sujets précédents (la physique des particules, avec le boson de Brout-Englert-Higgs).


Quand les idéologues se déguisent en scientifiques

CRÉATIONNISME ET DESSEIN INTELLIGENT

En Europe, nous avons longtemps vu la contestation de l’évolution biologique comme un phénomène américain. Lorsque l’Intelligent Design – dessein intelligent, dernier avatar en date du créationnisme – se profila en Amérique du Nord dans les années 1990, il souleva donc peu d’émoi chez nous, hormis dans les milieux professionnels, déjà en alerte.

Mais le réveil sonna au tournant du XXIe siècle. En 2007, un rapport du Conseil de l’Europe (Brasseur 2007) s’inquiétait de la situation dans plusieurs pays : une université créationniste en France, un projet de parc d’attraction créationniste en Suisse, la remise en cause de la théorie de l’évolution par le vice-ministre polonais de l’éducation, une proposition de décret italien, en 2004, visant à abolir l’enseignement de l’évolution dans l’enseignement obligatoire, etc. Il y eut aussi le refus par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (à ne pas confondre avec le Parlement européen) d’adopter le rapport du 17 septembre 2007 « Les dangers du créationnisme dans l’éducation », dit Rapport Lengagne, sous la pression du Parti Populaire Européen (droite chrétienne).

Que sont donc exactement les créationnismes et le dessein intelligent ?

L’AUTEUR :

Gérard Cobut
Biologiste, muséologue
Responsable du service de développement des expositions au Muséum des Sciences naturelles (Bruxelles)
Membre du Comité de direction de l’International Biology Olympiad
Initiateur et directeur de l’Olympiade de Biologie (Belgique francophone et germanophone)
Ancien président de l’Association de professeurs de biologie (PROBIO asbl)
Ancien professeur de sciences (enseignement secondaire)


À l’origine, le créationnisme est une affaire américaine

Paradoxalement, la théorie de l’évolution s’était facilement imposée chez les scientifiques des États-Unis, puis dans les manuels scolaires (Scott 2006) : elle ne soulevait guère d’hostilité, et bien des évolutionnistes américains étaient aussi des gens d’église.

Le terme créationnisme apparaît à la fin du XIXe siècle, dans les mouvements évangélistes aux États-Unis. Il n’a rien d’original, il s’agit de la classique vision religieuse selon laquelle l’Univers, la Terre et les organismes ont été formés par une puissance surnaturelle.

L’émergence d’un sentiment anti-évolutionniste au 20e siècle semble liée à trois causes. Premier facteur : le développement de l’enseignement secondaire. Entre 1890 et 1920, le nombre d’enfants scolarisés dans la tranche des 14 à 17 ans est passé de 200 000 à 2 millions (Larson, in Scott 2006). En décuplant ainsi le nombre des élèves exposés à l’évolution, on rencontra davantage de parents qui n’étaient pas prêts à l’accepter. D’autre part, le début du 20e siècle vit se développer le mouvement fondamentaliste chez les protestants américains. Prenant la Bible au pied de la lettre, les fondamentalistes fournirent le gros des troupes dans la lutte contre l’enseignement évolutionniste. La troisième source de rejet fut alimentée par le triste épisode du darwinisme social, qui rejaillit négativement sur la théorie darwinienne de l’évolution (voir plus bas).

Dès les années 1920, plusieurs États se mirent à promulguer des lois contre l’enseignement de l’évolution. En 1925, le « procès du singe », visant l’enseignant John Scopes qui défiait ouvertement la loi, prit une tournure nationale ; si les anti-évolution ont gagné au tribunal, la victoire morale est revenue aux évolutionnistes qui ont pu démonter les ressorts de l’obscurantisme. Mais le ver était dans le fruit : en quelque temps, l’évolution disparut discrètement des cours de biologie. Des années 1930 aux années 1950, le mouvement créationniste put s’endormir faute d’ennemi.

L’aube des années 1960 vit une révolution du manuel scolaire : des ouvrages à la didactique et aux contenus modernes présentent une biologie non tronquée et traitent ouvertement d’évolution, d’écologie, de reproduction humaine. Le succès est immédiat ; l’évolution reprend sa place dans l’enseignement.

Mais les créationnistes – certes endormis durant 25 ans – n’ont pas disparu. Face à un retour de l’ennemi, c’est-à-dire l’enseignement de l’évolution, ils veulent l’affaiblir et tenter de faire jeu égal avec lui. C’est ainsi que naît le mouvement appelé science créationniste. Le but est bien d’introduire cette « science » autoproclamée dans les écoles, à côté de l’enseignement de l’évolution.

♦ Le darwinisme social, une idéologie récusée par Darwin

Le darwinisme social est une doctrine politique apparue au XIXe siècle qui postule que la lutte pour la vie est l’état naturel des relations sociales humaines. Selon cette idéologie, ce conflit est la source du progrès et de l’amélioration de l’humain. Il faut supprimer les institutions et comportements qui font obstacle à la lutte pour l’existence et à la sélection naturelle ; il faut permettre l’élimination des humains les moins aptes et la survie des plus aptes. Une version raciste de cette idéologie existera aussi, les « blancs » étant supposé supérieurs à toutes les autres « races ».

Charles Darwin s’est opposé avec vigueur à l’application brutale de la sélection naturelle au sein des sociétés humaines, publiant en 1871 « La Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe ». Il y avance que la sociabilité et l’empathie ont été sélectionnées au cours de l’évolution humaine. Exactement l’opposé du soi-disant « darwinisme social »… ♦ 


Les créationnistes se déguisent en scientifiques

Il y a pourtant de quoi rester sur sa faim avec cette science créationniste. Depuis le livre fondateur «The Genesis Flood»2, les recettes sont simplistes : les auteurs mélangent allègrement théologie et science, comme si les modes de questionnement scientifique et métaphysique ne faisaient qu’un (voir encadré ci-dessus). Ainsi, le déluge biblique est considéré comme avéré, on affirme que la géologie le confirme et récuse les longues durées sous-jacentes à l’évolution biologique (Scott 2004).

À défaut de faire de la vraie science, les créationnistes adoptent ses formes, son discours. Toujours le déguisement. En 1972, se crée l’Institute for Creation Research, fer de lance des idées créationnistes. Une visite de son site web est éloquente, on y parle plus de théologie populaire que de science. Les articles soi-disant scientifiques restent bourrés de références au déluge biblique et ne sont publiés que par l’Institute for Creation Research, jamais par un journal scientifique reconnu.

Cette science créationniste reste complètement imprégnée par la religion, et cela signa son échec dans l’enseignement. En effet, les Américains sont viscéralement attachés au « Premier amendement de la Constitution », un texte-clé qui interdit à l’État tout autant de favoriser une religion que d’en gêner la pratique. C’est un principe de neutralité, de séparation de la religion et de l’État. En conséquence, divers procès ont systématiquement débouté la science créationniste qui tentait d’imposer dans les écoles publiques son enseignement aux côtés de la vraie science : les tribunaux avaient bien saisi qu’il s’agissait de promouvoir une vision religieuse.

C’est dans cette ambiance qu’une nouvelle génération de créationnistes invente, vers 1990, le concept d’Intelligent Design (ID), francisé en dessein intelligent. L’astuce – car ce n’est pas autre chose – est bien trouvée : on parle toujours de création, mais on ne nomme plus le créateur ! Les promoteurs du dessein intelligent espèrent surfer sur cette absence (superficielle) de référence à Dieu pour passer la rampe des tribunaux et imposer l’enseignement créationniste à côté de celui de l’évolution.

♦ Science ou pas science ?

Le philosophe Karl Popper (1902-1994) a proposé une manière simple de distinguer la connaissance objective (scientifique) de la connaissance non objective (métaphysique, croyance). Le critère, c’est qu’il soit possible – ou non – de réfuter une proposition par l’expérimentation. Si une proposition est susceptible d’être remise en cause par l’expérimentation (par exemple l’existence du boson de Brout, Englert et Higgs), elle appartient au domaine scientifique. Par contre une proposition qui ne peut pas être soumise à l’expérimentation (par exemple l’existence des anges) est du domaine métaphysique.

Séparation des domaines de la pensée

Dans une société moderne – c’est une partie de sa définition – le domaine scientifique (celui du rationnel, des faits) et le domaine métaphysique (celui des convictions) ne doivent pas interagir. Ni au niveau des individus, ni au niveau de l’État. Ces deux domaines de la pensée ont chacun leurs normes, mais aucun n’a à dicter à l’autre ses règles, ses cadres de référence. La séparation de la religion et de l’État s’inscrit dans ce cadre, depuis la fin de l’Ancien Régime (révolution française). Le domaine des convictions fait partie de la sphère privée des individus. 

L’idéologie du dessein intelligent se caractérise en résumé par :

  1. les principes créationnistes : Univers, Terre et organismes ont été créés par un être transcendant, un designer ;
  2. l’absence de référence explicite à Dieu comme designer transcendant ;
  3. le fait de qualifier d’inexplicables sans intervention transcendante des situations qui ne sont pas encore comprises à ce jour (ou le sont incomplètement), telles que l’émergence des structures réplicatives dans l’origine de la vie (ARN, ADN, protéines…) ;
  4. l’affirmation que certaines structures du vivant montreraient une complexité irréductible, c’est-à-dire qu’elles seraient trop complexes pour pouvoir résulter de l’évolution : seule la pensée d’un concepteur (designer) aurait pu leur donner naissance. Cette complexité irréductible est une affirmation gratuite, rigoureusement indémontrable ! Mais le terme « sonne » scientifique : nous sommes dans la communication de masse, plus dans la science !

♦ Mesdames et Messieurs : la science !

Qu’est-ce que faire de la science ? C’est chercher à mieux comprendre le monde qui nous entoure, en nous basant exclusivement sur l’observation et sur le raisonnement.

Bien entendu, comme ce sont des humains qui observent et qui raisonnent, le travail n’est jamais parfait ; cependant une caractéristique fondamentale de la méthode de travail scientifique limite fortement les risques de dérapages. En effet, quand un chercheur fait une découverte, quand il a une belle idée, il en parle à d’autres scientifiques, il la publie dans une revue. Ses collègues analysent, vérifient, recoupent les idées, refont les expériences. Autant dire qu’un farfelu n’aurait pas beaucoup de chances…

Comment fait-on ? Dans toute science, on commence par observer et décrire ce que l’on voit. Puis, on fait des comparaisons, des généralisations. On pose des hypothèses. Ces hypothèses, on les confronte aux résultats des expériences ou observations. Si la réalité ne colle pas avec l’hypothèse, on jette l’hypothèse ! Si par contre tout concorde, l’hypothèse en sort renforcée. Et de confirmation en renforcement, l’hypothèse peut acquérir progressivement le statut de théorie scientifique.

(Voir « Théorie et malentendus ») 


Le dessein intelligent n’est pas scientifique

En science, on ne fait pas appel à des explications basées sur des causes transcendantes, surnaturelles (voir encadré 3). Or, le dessein intelligent place la transcendance à la base même de son argumentation. Il a beau vouloir se faire passer pour de la science, il n’en est pas. C’est irréconciliable. Les tribunaux américains ont mis un point final à ces prétentions lors du procès de Dover, en 2005, considérant qu’enseigner le dessein intelligent dans les écoles publiques viole le Premier Amendement de la Constitution des États-Unis : le dessein intelligent ne peut être séparé des conceptions créationnistes, qui sont religieuses par essence.

♦ Darwin n’est pas « le père de l’évolution ».

Charles Darwin (1809-1882) n’a pas vraiment découvert ni inventé l’évolution. C’est une idée qui était déjà dans l’air chez certains scientifiques quand il a publié, en 1859, son ouvrage « L’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ». Dès la fin du XVIIIe siècle, Buffon (1707-1788), Lamarck (1744-1829), Erasmus Darwin (1731-1802, grand-père de Charles) et d’autres constataient déjà que les organismes vivants s’étaient modifiés au cours du temps et que les similitudes entres groupes d’organismes actuels s’expliquaient par des ancêtres communs. Cette transformation des organismes au cours du temps fut appelée transformisme. Darwin lui-même a parlé de descendance avec modifications ; le terme évolution n’est devenu courant qu’à la fin du XIXe siècle.

Remarquez que, si dans le langage courant le mot évolution est associé à l’idée de progrès, sa signification biologique se limite à « transformation des organismes au cours du temps ». 

Le vrai apport de Darwin

Quel est exactement l’apport de Darwin à la science, sachant qu’il n’a pas « inventé » le concept d’évolution biologique ? En fait, il a découvert le plus fondamental des mécanismes de l’évolution : la sélection naturelle. De quoi s’agit-il ?

Imaginez une population d’organismes d’une espèce donnée. Tous les individus ne sont pas identiques : ils ont hérité de leurs parents des caractéristiques légèrement différentes. Même entre frères et sœurs, il y a des différences (c’est d’ailleurs comme cela qu’on peut les reconnaître).

Dans la vie quotidienne – et c’est encore plus vrai si le milieu environnant vient à changer – certains de ces organismes se débrouillent mieux, survivent en plus grande proportions que leurs semblables : ils sont mieux équipés pour la vie (du moins, dans les circonstances qu’ils rencontrent à ce moment-là). Point crucial : ils ont donc davantage l’occasion de faire des rejetons, eux aussi porteurs de caractéristiques favorables. Au fil des générations, les caractéristiques favorables vont ainsi être de plus en plus présentes dans la population.

C’est donc comme si les exigences du milieu environnant – de « la nature » – avaient sélectionné les individus porteurs des caractères favorables. C’est cette sélection naturelle que Darwin a mise en lumière. 


Stratégies, relais et exportation

Ne manquant ni d’argent ni de soutiens, l’ID veut toucher d’abord les jeunes. Les créationnistes ont ouvert plusieurs musées en Amérique du Nord. Leur message : Dieu a créé le monde en six jours, n’écoutez rien d’autre. La stratégie de conquête des créationnistes US s’exprime clairement dans un manifeste issu du Discovery Institute, disponible sur le web, le wedge document. Le mot anglais wedge désigne le coin utilisé par un bûcheron pour fendre le bois. Ici, au sens figuré, c’est le coin à enfoncer par les croyants dans la société supposée matérialiste, pour la disloquer.

Le créationnisme/ID s’est aussi débrouillé pour se mondialiser et s’exporter, avec des relais politiques européens dans la droite conservatrice. Il est aussi présent en Turquie avec le bouillant prédicateur Harun Yahya, exploitant des dizaines de sites web dans toutes les langues et publiant à tour de bras des ouvrages qui s’adressent aux musulmans et visent explicitement la promotion de la religion, censée dominer toute activité humaine et dicter les limites de la science.

♦ Théorie et malentendus

En science, on appelle « théorie » une construction intellectuelle bien structurée, corroborée par de nombreuses observations. Une théorie scientifique permet d’expliquer des faits et de bâtir des prévisions. Une théorie scientifique, ça peut se tester, se mettre à l’épreuve. Aussi longtemps qu’une théorie ne rencontre pas d’évidences scientifiques qui la réfuteraient, elle reste en vigueur.

Ainsi, la théorie atomique : alors que les atomes sont invisibles (car trop petits), la théorie qui les décrit permet d’expliquer, par exemple, l’ensemble des réactions chimiques dans un organisme vivant tout autant que la production de l’énergie nucléaire.

On le voit, nous sommes bien loin ici du sens commun du mot théorie, utilisé alors pour désigner une conjecture, une supposition plus ou moins vague. 


Pour conclure

Au XXIe siècle, on peut s’étonner de voir perdurer un tel combat politique contre une théorie scientifique. La gravitation, la théorie atomique ou la relativité n’ont pas droit aux mêmes honneurs ! C’est l’indice qu’il y a autre chose derrière le combat créationniste. Le but ultime ? Sociétal : tenter de récuser la séparation des domaines scientifique et philosophique, de gommer l’indépendance de la religion et de l’État, de cadenasser la liberté de pensée. L’objectif suprême du dessein intelligent semble bien d’annihiler les acquis de deux siècles et demi de pensée indépendante – c’est-à-dire scientifique – et de remettre en vigueur les théocraties, les pouvoirs religieux, à la tête des États.


Bibliographie

BEAUDOUIN Cyrille & BROSSEAU Olivier, 2008. Les créationnismes – Une menace pour la société française ? 136 pp. Syllepse, Paris

BERKMAN Michael B., SANDELL PACHECO Julianna, PLUTZER, Eric, 2008. Evolution and creationism in America’s classrooms : a national portrait  in : PloS Biology 6/5 : 920-924. http://www.plosbiology.org

COBUT Gérard (coordinateur), 2009. Comprendre l’évolution – 150 ans après Darwin. 320 pp. De Boeck, Louvain-la-Neuve

HENDERSON Bobby, 2006. The Gospel of the Flying Spaghetti Monster. 192 pp. Villard, New York

MILLER Kenneth R., 2008. Only a theory: evolution and the battle for America’s soul. 244 pp. Viking Penguin, New York

RAVEN Peter, et al., 2001. Biologie, 2e édition. 1279 pp. De Boeck, Louvain-la-Neuve

SCOTT,Eugenie C., 2004. Evolution vs. Creationism : an introduction. 273 pp. Greenwood Press, Westport

SCOTT Eugenie C. & Branch, Glenn, 2006. Not in our classrooms: why intelligent design is wrong for our schools. 171 pp. Beacon Press, Boston

YAHYA Harun, 2007. L’atlas de la création, vol. I. 2e édition. 772 pp. Éditions Global, Istanbul

—, 2007. L’évolution : comment les espèces s’adaptent. Les dossiers de La Recherche n° 27. 98 pp.

Sites web

(consultés en janvier 2014)

BRASSEUR Anne, 2007. Rapport de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe Les dangers du créationnisme dans l’éducation : http://assembly.coe.int/ASP/Doc/XrefViewHTML.asp?FileID=11751&Language=fr

LECOINTRE Guillaume. Évolution et créationnismes : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/decouv/articles/chap1/lecointre1.html

TORT Patrick. Darwin, théorie de l’évolution : http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/biologie/d/darwin-theorie-de-levolution_322/c3/221/p1/

TORT Patrick. Institut Charles Darwin International :  http://www.charlesdarwin.fr/

Answers Research Journal : http://www.answersingenesis.org/arj

Constitution des États-Unis d’Amérique (traduction) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_des_%C3%89tats-Unis

Discovery Institute : http://www.discovery.org/

Institute for Creation Research : http://www.icr.org

National Center for Science Education : http://www.ncseweb.org/


[1] Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, Association des professeurs de Biologie (PROBIO asbl)

[2] Le Déluge de la Genèse


ⓒ Cette article est extrait de la revue Ébullisciences, Hors-Série, avril 2014, éditée par les Jeunesses scientifiques de Belgique (www.jsb.be)