De Tchernobyl à Tcherno-Doel

De Tchernobyl à Tcherno-Doel

Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl explosait, projetant dans l’atmosphère plusieurs tonnes d’uranium, créant ainsi, un nuage radioactif qui se répandit sur toute l’Europe. Ce mardi, l’on commémorait donc les 30 ans du plus grave accident nucléaire de l’histoire (en attendant d’avoir plus de recul sur Fukushima peut-être).

Le 3 mars 2016, Frank Chauvet le président de l’Agence de Sûreté Nucléaire (France), déclarait : «Un accident majeur aura lieu en Europe.»

Dans le fond, on se dit que ce ne sera pas si grave que ça, qu’on y est préparé et qu’on s’en sortira. Est-ce vraiment le cas ?

Avec sept réacteurs nucléaires sur son territoire, et treize dans ses environs, la Belgique est le pays européen le plus vulnérable face à la menace nucléaire. Et si l’impensable se passait ? Si demain les micro-fissures des centrales nucléaires belges s’agrandissaient ? Si les réacteurs s’emballaient et que le pire arrivait ? Depuis plusieurs mois déjà, les réacteurs des centrales de Doel et Tihange subissent régulièrement une série d’accidents. D’arrêts en relances, on se demande finalement si nous sommes en sécurité. Super optimistes, nous avons décidé de voir ce qu’il se passerait en cas de grosse catastrophe. Comment la Belgique gérerait-elle la crise ?

carte des sites nucléaires en Belgique et alentour

Les sites nucléaires belges et à proximité et les zones d’exclusion

 

Déjà, il faut savoir que le plan d’urgence nucléaire fédéral repose sur l’espoir que le plus grave accident possible dans une centrale nucléaire belge ou dans une centrale nucléaire située à nos frontières ne sera jamais plus grave que le niveau 5 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES). Les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, elles, ont été classées au niveau 7 sur l’échelle INES.

Un événement de «niveau 5» correspond à un accident où il se produit une grave contamination radioactive dans les installations de la centrale nucléaire, mais où l’impact sur l’environnement plus large reste limité tant en distance qu’au niveau de la contamination.

Un exemple est la centrale nucléaire américaine de Three Mile Island en Pennsylvanie (USA). Des rejets de faibles concentrations ont duré plusieurs jours et 1,5 million de litres d’eau contaminée par la radioactivité ont été rejetés dans la rivière Susquehanna. Les autorités ont demandés aux femmes enceintes et aux enfants d’évacuer une zone de 8 km autour de la centrale nucléaire. 200 000 citoyens ont spontanément quitté leurs maisons pour gagner d’autres États. Le feu vert pour regagner leurs domiciles n’a été donné que 12 jours plus tard. Par la suite, des échantillons de l’air, de l’eau, du lait, des végétaux, du sol et des aliments dans les alentours de la centrale nucléaire ont présenté des valeurs légèrement élevées de radioactivité.

Serait-on alors capable de faire face à plus grave ? Découvrons-le tout de suite en mode « fiction ». Voici Nicolas et Elisa. Des jeunes de ton âge. Ils vivent à proximité d’une centrale nucléaire. 

 

Nicolas

« Le réacteur de Tihange 3 est de nouveau tombé en panne aujourd’hui. Tandis qu’à Doel 2 c’est une explosion qui s’est produite. Pour rappel des faits, la centrale de Doel comporte 4 réacteurs, nommés Doel 1 à 4 et la centrale de Tihange possède 3 réacteurs: Tihange 1 à Tihange 3. En Juillet 2012, on découvrait plusieurs milliers de microfissures dans les cuves des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2. Ils seront finalement relancé en décembre 2015. En Août 2014, un auteur encore inconnu sabotait le réacteur de Doel 4, le mettant ainsi à l’arrêt pendant plusieurs mois. Le 15 février 2015, après avoir atteint sa limite de durée de vie de 40 ans, Doel 1 était stoppé. Fin septembre 2015, un incendie se déclarait dans un poste à haute tension à Tihange 3. Cet incident avait conduit à l’arrêt du réacteur pendant quelques jours et …

— Nicolas, finis ton assiette.

Assis à table, Nicolas fait tourner du bout de sa fourchette un champignon. Au contraire de ses parents, il est plus concentré sur son repas que sur le journal télévisé. Depuis ce matin, ils n’en ont pas décroché. Cette journée a été d’un ennui… Nicolas vit à quelques rues à peine de Tihange, et depuis ce matin, il doit rester à l’intérieur. « Les consignes de sécurité » (1) lui a dit sa mère. Elle lui a expliqué qu’un problème avait eu lieu à la centrale et que pour éviter de tomber malade, il fallait rester à l’intérieur. Bon, la bonne nouvelle c’est qu’il n’est pas allé à l’école mais il fait si beau dehors. Ses parents sont restés scotchés devant la télévision qui diffuse en boucle les mêmes informations. Il espére que la journée de demain sera meilleure.

*** (1) En cas d’accident nucléaire, il est prévu que toutes les personnes vivant à une certaine distance autour du site endommagé s’enferment chez elles pendant 24 heures, pour être le moins irradiées possible. Cette zone est étendue à 20 km autour de Borsele, Chooz, Doel, Mol et Tihange et à 10 km autour de Fleurus. ***

Élisa

— Tiens, bois ça.

Sa mère lui tend un verre d’eau. Sa voix est calme mais on voit à sa façon de bouger, qu’au fond d’elle, elle est tendue.

— Qu’est-ce que c’est ? demande la jeune fille.

— De l’iode,  répondit sa mère tout naturellement.

Élisa et Nicolas ont deux points communs : ils ont le même âge et ils habitent tous deux près d’une centrale nucléaire. Néanmoins, Élisa vit près de Doel. Au vu de la situation, tous deux ont dû rester chez eux aujourd’hui.

— De l’iode ? répéte Élisa, espérant une explication.

Elle est inquiète, sa mère l’a remarqué. Elle essaie de lui expliquer la situation du mieux qu’elle peut.

—  En cas d’accident nucléaire, de l’iode radioactif est libéré dans l’atmosphère et ton corps peut l’assimiler par les poumons et développer un cancer de la thyroïde (une glande dans ton cou). En prenant un cachet, tu remplit ta thyroïde d’iode non radioactif, ce qui l’empêchera d’absorber le radioactif. Et avec cela, tu es protégée pour sept jours.

La mère d’Élisa est infirmière, elle en sait des choses.

— Mais maman, il n’y a pas encore eu d’explosion.

Oui mais l’iode ne fonctionne que de façon préventive. Idéalement, il faut en prendre 6 heures avant d’être exposé à un nuage radioactif. 5 heures après l’exposition, l’efficacité diminue de moitié. Deux jours après ils peuvent même avoir l’effet inverse et augmenter la dose de rayonnement pour la glande thyroïde.

Devant l’assurance de sa mère, Élisa obtempère sans plus de question.

*** (2) Les habitants vivant dans un rayon de 20 km autour des sites nucléaires reçoivent des pastilles d’iode. Problème, cette prévision ne tient pas compte des effets de la météo (trajet d’un nuage radioactif porté par les vents) ni de la densité de population. Le stock d’iode des pharmacies est proportionnel non pas au non au nombre d’habitants mais à la distance par rapport aux centrales. Namur, par exemple, compte approximativement 111000 habitants et est situé à 45km de Tihange, 40 km de Fleurus et 56 km de Chooz en France. Elle est donc au milieu de trois zones de dangers potentiels, sans pour autant être incluse dans le plan de distribution d’iode. Autant dire qu’en cas de vents défavorables lors d’un accident, les choses ne seront pas joyeuses dans le coin.

Pour le Conseil supérieur de la santé (CSS) ce sont toutes les personnes vivant dans un rayon de 100 km autour d’une centrale qui doit disposer de pastilles d’iode pour se protéger. Ce qui veut dire que cela concerne la Belgique entière. [Edit 27/04/2016 : Par décision du gouvernement fédéral, l’ensemble de la population du pays recevra des pilules d’iode, à titre préventif.]

Bien que la prise d’iode utilisée préventivement soit peu utile après 40 ans et qu’elle peut même entraîner des complications chez les personnes âgées, les fœtus et enfants en dessous de 10 ans sont particulièrement sensibles aux risques de cancers de la thyroïde. ***

thyroide

En pleine nuit, le sommeil de Nicolas est troublé par un bruit. Le son vient de loin mais il se fait de plus en plus fort, régulier. Finalement, tiré hors de son sommeil, il parvient à l’identifier :  des sirènes de camions de pompiers et des voitures de polices.

—  Encore ? pense t-il.

En passant devant chez lui, la lumière de leurs gyrophares illuminent sa chambre. Dans la pièce d’à côté, Zoé, sa petite sœur, s’est mise à pleurer. Soudain son père rentre dans sa chambre.

— Enfile tes chaussures, dépêche-toi, lui dit-il.

Il semble nerveux et commence à un sac avec les vêtement de Nicolas qui, lui, reste pourtant sans bouger, partagé entre la fatigue et la confusion.

— Les autorités ont donné l’ordre d’évacuation, continua son père, il faut qu’on parte le temps que le problème soit réglé.

Dans le couloir, sa mère tente de consoler la petite Zoé. Nicolas suit les ordres de son père et tous quittent rapidement la maison. Dehors, tous les voisins font de même, habillés à la hâte ou encore en pyjama, chacun se rue vers sa voiture en emportant quelques affaires. Tout le monde est paniqué. Arrivés à la voiture, les parents de Nicolas se disputent, ce qui n’arrange rien aux pleurs de Zoé. La voiture démarre en trombe, le père de Nicolas roule, et même un peu vite. Il ne s’est pas écoulé dix minutes que sa mère crie :

— Freine !

— Oh non, c’est pas vrai !? s’exclame son père.

Devant lui, des dizaines de voitures sont à l’arrêt. Klaxonnant non stop. Les embouteillages de l’évacuation commençent.

*** Le plan d’urgence nucléaire belge date de 2003, soit 8 ans avant la catastrophe de Fukushima. Il prévoit une évacuation générale dans un rayon de 10 kilomètres autour des centrales. À titre de comparaison, s’il y avait un dégagement de radioactivité dans rayon de 30 km autour de la centrale, cela serait en dessous de l’étendue de Fukushima. Pourtant, là, la zone de quarantaine était de 50 km. Trois mois et demi après la catastrophe, le gouvernement japonais reconnaissait que la zone d’habitation à plus de 80 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi était si contaminée que l’on a dû évacuer toute personne s’y trouvant. Pour Tchernobyl aussi, on a appliqué l’évacuation dans une zone de 30 km, pourtant, certains villages de Biélorussie et de Russie, qui se trouvent à 300 km de la centrale ont été si gravement contaminés qu’ils ont également dû être évacués. La faute au nuage radioactif.

De plus, si la contamination ne s’étendait que sur une zone de 30 km autour de Doel ou de Tihange, les villes d’Anvers ou de Namur et Liège devraient également être évacuées, possibilité qui n’a jamais été prise en compte. Là où, à Fukishima, c’était presque 150 000 personnes qui ont été évacuées sur le long terme, dans un rayon de 30 km autour de Doel et Tihange vivent respectivement 1,5 million et 840.000 personnes. Dans un rayon de 75 km, 9 millions et 5,7 millions de citoyens. En effet, Doel est la centrale européenne qui compte le plus de riverains.

Il faut se demander combien de temps devront être relogées ces personnes…  ***

Élisa

— Prépare tes affaires, on va quitter la maison.

Là, la mère d’Élisa n’est plus aussi sereine, Élisa le voit et elle cela la fait paniquer à son tour.

— Mais où est-ce qu’on va aller ? demanda-t-elle.

— Dans un centre d’accueil. On va prendre un bus, répond sa mère, remplissant un plein sac à dos de biscuits.

— Et papa, il va se demander où on est s’il rentre à la maison.

Rester à la maison l’inquiète mais, dans un sens, devoir quitter la maison pour courir le plus loin possible aussi. Le père d’Élisa est de garde cette nuit. Il est parti au travail avec la voiture. Raison pour laquelle elles devraient prendre le bus.

— Papa nous rejoindra au centre d’accueil.

Cela rassure aussitôt la jeune fille, qui décide, pour se rassurer, de penser à un autre endroit que sa propre maison.

— Et tes patients à l’hôpital ? Il ne faut pas les aider eux ?

Sa mère marque une pause. Son expression est un mélange de regret et de soulagement. Le soulagement qu’elle peut se consacrer entièrement à sa fille.

— Malheureusement, je ne peux rien faire.

*** Le plan fédéral prévoit l’évacuation personnelle des habitants sans voiture. Ils seront transportés en bus, taxis ou voitures de location. Par contre, en ce qui concerne le déplacement des personnes alités dans les hôpitaux, rien n’est prévu pour eux… ***

Nicolas

N’ayant pas d’autre endroit où aller, Nicolas et sa famille sont orientés vers un centre d’évacuation. Celui-ci déborde déjà de monde. Pourtant de nombreux cars continuent d’arriver, déversant leurs lots de sinistrés. Être au milieu de tous ces gens a quelque chose de rassurant, « l’on n’est pas les seuls » pense Nicolas. Puis il réalise que tous comptes fait, qu’autant de gens fuient un accident est tout sauf rassurant.

Autour de lui, les gens s’énervent, leur humeur, la crainte provoquée par les dernières heures associée au fait qu’ils se marchent sur les pieds n’est pas le meilleur des mélanges pour garder son calme.

Beaucoup veulent qu’on les reloge, qu’on les emmène dans un centre avec plus de places, ou qu’à défaut, on arrête de débarquer de nouveaux arrivants. D’autres ne se sentent pas en sécurité aussi près de la centrale (40 km), ils discutent laquelle serait la plus sûre. On leur répond que, pour ce qui est de Doel,  le centre se situe à peine à 25 km de la centrale, et que le deuxième centre, en Flandre-Orientale, n’est que 5 km plus loin. 

*** La caserne militaire de Marche-en-Famenne est le plus grand centre d’accueil. Pourtant, elle n’a une capacité d’accueil que de 7.800 places. S’il fallait pourtant évacuer tout le monde autour de Tihange dans un rayon de 10 km seulement, c’est 85.000 personnes qui devraient pourtant y être abritées. ***

Plus loin, certains attendent devant une télévision, regardant les infos. Ils discutent sur toutes les raisons possibles de l’accident, y compris les rumeurs. Certains affirment avoir ressenti une légère secousse peu avant que les alarmes de sécurité ne se déclenchent.

*** Fin 2014, à la suite de Fukushima, de nouvelles normes en matière de risque sismique ont été redéfinies. Selon elles, une centrale doit pouvoir faire face à une accélération de 0,1 g (ou m/s²) en cas de séisme, alors que les centrales de Doel 1 et 2 ne peuvent résister qu’à seulement 0,058 g. ***

Élisa

Les services sanitaires demandent à ce que chaque personne passe des tests de santé avant de pouvoir rentrer. Il faut s’assurer que personne n’est déjà contaminé à cause des radiations. Pour cela, il faut passer devant un portique, semblable aux détecteurs de métaux dans les aéroport. Cela faisait 2 heures qu’Elisa et sa mère attendent, et elles ne sont pas près de passer. On leur explique que le plan d’urgence ne dispose que de 4 portiques de mesure de radiation d’une capacité maximum de 1900 personnes par jour et qu’il faut prendre leur mal en patience. Ce n’est visiblement pas aujourd’hui qu’elles connaîtront leur état de santé.

La journée se passe lentement, chacun essayant de faire passer son angoisse et de s’occuper comme il le peut. Beaucoup essayent de joindre leurs proches mais le réseau téléphonique est saturé. Le père d’Élisa les rejoint enfin. Cela rend son sourire à la jeune fille, si heureuse qu’au moins sa famille aille bien.

Lorsque vient le moment de manger, la cohue commence. Une foule s’est rassemblée autour du point de distribution.

— Calmez-vous s’il vous plaît, notre approvisionnement de nourriture fait face à quelques difficultés. Afin que tous le monde puisse être servi, je vous demanderai de bien vouloir prendre votre mal en patience. Nous faisons actuellement tout ce qui est possible pour résoudre la situation. Merci de votre compréhension.

Élisa en a entendu parler : toutes les cultures du pays ont dû être détruites à cause du risque de contamination. A la télévision, on annonce qu’il faut maintenant importer des denrées alimentaires. Dans les pays voisins c’est la même chose. Pour ne rien arranger, l’eau du robinet est maintenant impropre à la consommation.

Les mauvaises nouvelles arrivant rarement seules, on parlent maintenant de problèmes supplémentaires liés aux entreprises pétrochimiques proches de la centrale. Visiblement il s’y passe quelque chose de sérieux…

*** En 2012, la production nette d’électricité produite par le nucléaire s’élevait à 54% de l’énergie totale produite. Ce qui fait du nucléaire la source d’énergie la plus importante dans notre pays. Or, dans la zone réflexe (zone d’action immédiate) pour l’évacuation autour de Doel se trouvent des entreprises chimiques fonctionnant en continu : Bayer, Monsanto, Solvay… Si l’électricité venait à être coupée, ce qui sera probablement le cas si un réacteur nucléaire s’arrêtait brutalement, toutes les alarmes se déclencheraient dans ces usines. Il faudra alors empêcher des incendies et des explosions et ne surtout pas les arroser avec de l’eau contaminée par les radiations au risques de propager encore plus celles-ci. Les employés de ces usines devraient aussi rester à leurs postes malgré le risque de radioactivité… ***

 

C’est ici que nous quittons Nicolas et Élisa. Espérons que tout se passera bien pour eux. Par contre, pour ce qui est du pays dans son ensemble, rien n’est moins sûr. En comptant l’évacuation, le relogement des personnes, les conséquences sanitaires, le manque en électricité et la fermeture du port d’Anvers pour plusieurs années, un accident nucléaire d’une telle ampleur coûterait entre 742 et 1.412 milliards d’euros en fonction du périmètre contaminé. C’est-à-dire deux à quatre fois le PIB (produit intérieur brut) de la Belgique. Pour faire simple, le pays serait ruiné. Tout ça, sans parler du bilan humain…

Pas assez d’abri, aucun plan majeur d’évacuation de la population, des pilules d’iode en insuffisance… Bref, pour l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), la situation est claire : la Belgique n’est pas prête à protéger la population en cas de grosse catastrophe nucléaire.

On dirait que Tchernobyl et Fukushima n’ont pas servi de leçon.

 

 

Sources :

1* http://www.belgium.be/fr/environnement/catastrophes_ecologiques/catastrophe_nucleaire

2* https://www.google.com/maps/d/embed?mid=zLiBqMiXYcFQ.kGZSu-TrPwks

http://www.killmybill.be/fr/nouvel-incident-tihange-15082003/

http://www.levif.be/actualite/belgique/centrales-nucleaires-les-incidents-se-sont-succede-en-decembre/article-normal-446571.html

http://www.lesoir.be/1189060/article/debats/cartes-blanches/2016-04-22/un-accident-nucleaire-majeur-aura-lieu-en-europe%E2%80%A6

http://www.greenpeace.org/belgium/fr/vous-informer/climat-energie/blog/nuclaire-la-belgique-mal-prpare/blog/51918/

http://www.belgium.be/fr/environnement/catastrophes_ecologiques/catastrophe_nucleaire

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_catastrophe-nucleaire-la-belgique-ne-pourrait-pas-faire-face?id=8819878

http://www.rtl.be/info/belgique/societe/en-cas-d-accident-nucleaire-voici-ce-que-chaque-belge-devrait-faire-pour-eviter-le-developpement-d-un-cancer-de-la-thyroide-video–707332.aspx

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_nucleaire-faut-il-s-inquieter-de-la-situation-de-tihange-et-de-doel?id=8911579

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_doel-1-et-2-pas-aux-normes-europeennes-et-aucun-budget-prevu-pour-y-remedier?id=9234074

http://www.lesoir.be/1143388/article/economie/2016-03-07/nucleaire-doel-ne-repond-plus-aux-normes-sismiques

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/20160322.OBS6918/tribune-fukushima-temps-de-la-fin-contre-fin-des-temps.html

http://www.lalibre.be/actu/belgique/la-belgique-n-est-pas-preparee-en-cas-d-accident-nucleaire-majeur-54bf590235701f3543470705

http://www.greenpeace.org/belgium/Global/belgium/report/2015/ResumeRapportBoilleyFR.pdf

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/2189429/2015/01/21/En-cas-de-catastrophe-nucleai

re-la-Belgique-est-mal-barree.dhtml

http://www.lalibre.be/regions/liege/et-si-malgre-tout-tihange-explosait-51b88c26e4b0de6db9acef2e

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_doel-1-et-2-pas-aux-normes-europeennes-et-aucun-budget-prevu-pour-y-remedier?id=9234074

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_parc-nucleaire-belge-vers-un-scenario-catastrophe-pour-l-hiver-2015?id=8986389

http://www.astrosurf.com/luxorion/radioactivite-mesure-protection-civile3.htm

http://www.dhnet.be/actu/belgique/le-nucleaire-reste-la-source-principale-d-energie-en-belgique-51b73787e4b0de6db975e1d7

http://fanc.fgov.be/GED/00000000/4000/4077.pdf

http://slideplayer.fr/slide/1479396/